Impact du COVID-19 – Macédoine du Nord

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NSWP

Nous partageons 5 articles se concentrant sur l’impact de l’actuelle crise sanitaire sur 5 régions du NSWP, basés sur les réponses à notre enquête d’impact COVID-19. Ces instantanés fournissent un aperçu de ce que font les gouvernements – et ce qu’ils ne font pas – pour soutenir les travailleurSES du sexe et les organisations de travailleurSEs du sexe et comment la communauté des travailleurSEs du sexe répond à cette crise.

Il a été annoncé en mars par l’Organisation Mondiale de la Santé que l’Europe était devenue l’"épicentre" de la pandémie mondiale au coronavirus. A ce jour, la République de Macédoine du Nord a signalé plus de 1,200 cas confirmés de COVID-19 au sein de ses frontières. Pendant ce temps de crise, les travailleurSEs du sexe de Macédoine du Nord souffrent pratiquement dans le silence ; contrairement à d’autres pays, où le sort des travailleurSEs du sexe pendant cette pandémie a au moins été abordée par les médias, la couverture en Macédoine du Nord ne fait aucune mention de cette communauté. La situation dans le pays a laissé les travailleurSEs du sexe dans la “pauvreté et l’isolement”, avec certaines “perdant leur location” et laissant d’autres sans “aucun accès à des thérapies hormonales pour les travailleurSEs du sexe transgenres en processus de transition.” L’Association pour le Soutien des Travailleurs Marginalisés, STAR-STAR, a rapporté ses expériences de la pandémie en Macédoine du Nord dans notre enquête d’impact COVID-19.

Comme beaucoup de gouvernements autour du monde, le gouvernement de Macédoine du Nord a essayé d’endiguer la propagation du virus en commençant une période de confinement. Le confinement en Macédoine du Nord inclut un couvre-feu national qui dure tous les weekends et du lundi au vendredi de 16h à 5 heure du matin. Ce couvre-feu a signifié que l’accès aux services essentiels est limité, avec certains fournisseurs de servies disponibles seulement de manière irrégulière par téléphone.

Bien que les travailleurSEs du sexe en Macédoine du Nord ont le même accès aux paquets alimentaires et à l’hébergement d’urgence pour les sans abris que la population générale, STAR-STAR nous a signalé qu’“aucune mesure créée uniquement pour les travailleurSEs du sexe n’est disponible”.

Entre la menace de perdre son logement et de tomber dans la pauvreté et le manque de quelconque soutien pour la communauté des travailleurSEs du sexe, les travailleurSEs du sexe risquent leur santé et sécurité en bravant les restrictions du confinement pour gagner leur vie. “Certaines travailleuses du sexe peuvent toujours être vues dans la rue, risquant des amendes de la police.”

Pour contrer le manque de soutien du gouvernement, STAR-STAR a lancé une campagne de charité pour lever des fonds pour les travailleurSES du sexe qui sont en en besoin désespéré d’aide financière, ainsi qu’en fournissant des fournitures d’urgence alimentaire et d’hygiène pour les travailleurSEs du sexe de trois villes.

“Pour de nombreuses familles, le revenu généré par le travail du sexe est soit la seule source soit la principale source de finances ; pour les familles de mères célibataires ou pour les familles avec beaucoup d’enfants. Les travailleurSEs du sexe sont dans une situation vraiment difficile, en particulier parce qu’elles sont exclues des mesures économiques nationales. Elles voient une chute dramatique du nombre de clients et de travail, et perdent leur revenu dont dépend leur survie.”

Lisez comment la pandémie mondiale affecte les travailleurSEs du sexe au Bangladesh ou restez informés avec tous nos rapports sur le COVID-19 et les ressources accessibles sur notre page dédiée au COVID-19.

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